Face au nombre considérable de victimes d’agressions sexuelles en Belgique – on parle de 100 viols commis chaque jour -, nous devons nous donner les moyens d’agir et de sanctionner effectivement chacun de ses auteurs. Beaucoup de travail a déjà été réalisé, notamment avec l’introduction en décembre 2017 de peines de sûreté qui permettent désormais au juge d’empêcher une libération prématurée pour les infractions terroristes ainsi que pour les crimes à caractère sexuel. Pour la prochaine législature, nous avançons avec le MR une série de propositions concrètes pour lutter mieux encore contre ce phénomène :

– Créer un registre national des auteurs de violences sexuelles contenant toute une série de données-clés comme l’identité des auteurs, leur photo, leurs signes distinctifs (tatouages, cicatrices, etc.), leurs données ADN, l’immatriculation des véhicules éventuellement utilisés, etc. Il s’agirait d’un registre accessible uniquement aux enquêteurs de police et aux services de justice, dans le respect le plus strict des législations relatives à la protection de la vie privée.

– Prendre toutes les dispositions légales et réglementaires pour que toute personne condamnée pour des faits de violences sexuelles soit obligée de purger sa peine.

– Examiner comment suivre de façon optimale les auteurs de violences sexuelles lors de la libération sous conditions, par exemple, en développant un instrument d’évaluation des risques de récidive.

– Revoir les délais de prescription des crimes sexuels.

A découvrir ce vendredi 15 mars dans la Dernière Heure.