Récemment interpellé par plusieurs victimes d’arnaques en ligne, j’ai interrogé au Parlement le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité P. De Crem sur ces nouvelles pratiques qui se développent en abusant de la crédulité des victimes ou de leur méconnaissance des processus internet. A cet égard, les chiffres 2018 communiqués par le Ministre sont particulièrement alarmants : 296 victimes sur tout le territoire belge mais principalement dans la partie francophone du pays (les escrocs s’exprimant en français) pour un préjudice cumulé de 726.526,69 euros !

La Dernière Heure de ce mercredi 27 février revient sur les 4 propositions que j’ai formulées pour mieux lutter contre ce phénomène en pleine expansion :

(1) Renforcer la sensibilisation des citoyens par des campagnes récurrentes et thématiques de l’outil fédéral SafeOnWeb.be. Celui-ci est performant au niveau de son offre d’assistance mais n’est pas encore suffisamment connu du grand public. Pour ce faire, il faudrait prévoir des dépliants disponibles à des endroits stratégiques, à commencer par leur mise à disposition dans les salles d’attente des administrations communales et des SPF fédéraux mais également auprès des bureaux de postes, des médecins généralistes, des boulangeries,…

(2) Instaurer un numéro gratuit « Hot Line » géré par SafeOnWeb afin que tout citoyen, qui serait confronté à un cas suspicieux de fraude, puisse appeler un opérateur pour vérifier que la situation à laquelle il est exposé relève ou pas d’un cas que l’on pourrait qualifier de critique. Ce dispositif serait basé sur le même principe que Card-Stop sauf qu’il s’agirait dans le présent outil d’une assistance-conseil téléphonique.

(3) Promouvoir avec le secteur des banques-assurances le développement d’une offre de couverture facultative mais abordable pour les cas d’arnaques en ligne. Cette assurance permettrait de se prémunir contre la cyber-criminalité qui traverse aujourd’hui les frontières et gagne en ampleur.

(4) Intégrer la lutte contre la cyber-criminalité parmi les priorités du prochain Plan national de sécurité, lequel devra être défini et mis en oeuvre dès l’entame de la prochaine législature. C’est un engagement clair du programme du MR. Il faut traquer les criminels de la toile jusqu’au bout de la ligne.