Article complet publié en page 12 de la Dernière Heure de ce mercredi 15 mai 2019 !

« Le député fédéral Gautier Calomne veut rendre l’évasion punissable. »

Quelques extraits :

“S’évader n’est pas un droit, toute personne condamnée doit purger sa peine ! Je n’ai pas de fard ni de pudeur sur la pénalisation de l’évasion. Pourquoi traîner devant le tribunal de police celui qui ne paye pas son amende routière et ne pas réprimer l’évasion d’un braqueur ou d’un violeur ? Stop aux incohérences !”

“Ces cinq dernières années, on a déploré 47 tentatives d’évasion. Je pense aux victimes qui ont foi en l’Etat de droit, lequel a la responsabilité de faire purger les peines des condamnés. Une évasion est déjà une évasion de trop. C’est une injure aux victimes !”

“Aucune poursuite ne peut donc avoir lieu à l’encontre des évadés. Une exception existe : toutes les infractions commises pendant une évasion ou lors de sa tentative sont punissables. Le fugitif est alors poursuivi du seul chef de ces faits”.

“L’absence de toute répression pénale de l’évasion tient, historiquement, à la clémence du législateur. La philosophie de cette époque postulait que la liberté, considérée comme une valeur absolue, ne pouvait souffrir d’aucunes entraves. Cette vision consacre malheureusement l’évasion comme un droit, les décisions judiciaires comme autant de menaces aux libertés individuelles et la prison comme une mesure liberticide. L’actuel vide juridique porte atteinte à la crédibilité de l’institution judiciaire. D’une part, il sanctifie l’impunité des auteurs d’infractions et, en l’absence de toute mesure répressive, peut les inciter à s’évader. D’autre part, il donne l’impression que la Justice ne serait pas en mesure de remplir sa fonction de protection de la société.”

“Il faut punir les évasions depuis les prisons mais aussi les tentatives à partir des hôpitaux par exemple. C’est souvent lors de ces transferts que les détenus tentent de s’échapper”.